Des internes de l’hôpital Yalagdo Ouédraogo échange avec Amnesty International Burkina Faso sur la problématique de l’avortement!

« Pourquoi ne pas mettre les méthodes contraceptives à la disposition de toutes les jeunes filles et les femmes en âge de procréer pour prévenir les avortements? », s’interroge un étudiant interne à l’hôpital YALAGDO au cadre d’échange initié par Amnesty International Burkina Faso le Samedi 21 Mars 2015 avec une trentaine d’étudiants en médecine et interne à l’hôpital YALAGDO Ouédraogo de Ouagadougou.

Le thème de l’activité portait sur la santé maternelle en lien plus précisément avec la problématique de l’avortement. Il faut préciser que les échanges se sont déroulés de 10h30 à 13h dans la salle CRESAR au sein de l’unité de la maternité de l’hôpital. L’objectif était de susciter auprès des techniciens praticiens de la santé un débat autour de l’avortement comme facteur de risque de la mortalité maternelle à travers un état des lieux de la situation au Burkina Faso pour ensemble trouver des voies de solutions idoines tout en précisant la position de Amnesty International sur la question.
De prime abord, les internes ont bénéficié d’une présentation sur Amnesty International et sur sa représentation nationale pour leur permettre de connaître l’organisation. Pour ce qui concerne ce volet, la présentation a commencé par la projection de vidéos de courte durée sur la naissance d’Amnesty International, le fondateur, les acquis, etc. Par la suite, il s’est agi de rappeler le contexte qui a concouru à la création d’Amnesty International, d’évoquer sa vision, son mandat ainsi que sa mission tout en n’occultant pas ses valeurs fondamentales.
S’agissant d’Amnesty International Burkina Faso, sa création a été le fruit de longue haleine depuis les années 1990 avec un groupe d’amis en passant par l’obtention de son statut de structure jusqu’à celle de statut suprême de section en 2012. La présence d’Amnesty International Burkina Faso sur le territoire national de même que son organisation ont été aussi passés revu.

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Abordant enfin le thème à l’ordre du jour, il a été rappelé que l’avortement est un acte punissable au Burkina Faso, ce qui fait que beaucoup de femmes ne désirant pas gardé leur grossesse y mettent un terme de façon clandestine à travers des méthodes le plus souvent mal appropriées. Selon la législation burkinabè, l’avortement est autorisé dans trois (03) cas à savoir le viol, l’inceste, de fœtus non viable ou lorsque la vie de la mère est en danger. Par ailleurs, au Burkina Faso plus de 2/3 des femmes qui avortent sollicitent des praticiens non qualifiés ou font recours à des pratiques telles que par exemple:
– L’ingurgitions de potions,
– Utilisation d’objets tranchants au niveau local,
– Application de détergents, de cola sur le vagin
Ces pratiques peuvent entrainer des conséquences telles que des avortements incomplets, des hémorragies ou toutes autres complications nécessitant des hospitalisations urgentes.
La prévalence de la pratique de l’avortement au Burkina Faso n’est pas donnée avec certitude à cause du caractère illégal, punissable et stigmatisé de l’avortement. Néanmoins, on estime que :
– 87200 avortements clandestins ont été dénombrés sur l’ensemble du territoire burkinabé en 2008
– 23000 femmes ont été hospitalisées pour complications liées à un avortement clandestin
– 105000 avortements clandestins en 2012 chez les adolescentes
En effet, la franche de la population qui a le plus recours à l’avortement clandestin est particulièrement les jeunes femmes célibataires et éduquées âgées de 15 à 24 ans.
En 2008, on estimait que 32% des grossesses étaient non intentionnelles pour la majorité des cas et se terminait par un avortement parce que les femmes ou jeunes filles concernées pensaient que leur grossesse pouvait constituer un frein à leur réussite scolaire. En outre l’utilisation de méthodes contraceptives reste un problème majeur alors que beaucoup de femmes tombent enceintent soit parce qu’elles n’utilisent pas de méthodes contraceptives ou que leurs partenaires s’y opposent, parce qu’elles n’ont pas l’information ou sont mal informées quant au risque de grossesse. Le cout élevé des méthodes contraceptives pourrait expliquer également le non recours à la planification familiale.

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A la suite des exposés, les deux (02) questions sur la base desquelles les échanges ont été menés étaient :
– Comment faire pour donner le maximum d’information aux jeunes et aux communautés sur la question du droit sexuel et reproductif ?
– Comment mettre les contraceptifs à la disposition de toutes les femmes en âge de procréer ?

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Le voyage d’Aicha sur la Santé Maternelle au FESPACO 2015 !

« Après avoir suivi ce film sur les péripéties d’Aicha jusqu’à son accouchement, je suis très indignée et les questions que je me pose actuellement sont : Est-ce vraiment un film ou une réalité ? Existe-t-il des voies de recours possibles au Burkina Faso pour ces genres de situation ? Il y-a-t-il possibilité de déposer plainte ou non ? Qu’est-ce qu’individuellement nous pouvons faire pour changer considérablement la situation de la santé maternelle au Burkina Faso ? ». C’est avec ces mots que la première cinéphile à poser ses questions aux panelistes chargés d’animer les débats après la projection du film « Le voyage d’Aicha » le 6 Mars 2015 dans la salle de créativité du SIAO pendant le FESPACO 2015. Trois panelistes dont le Docteur BASSANE Brahima responsable de l’ONG Family Care International, Monsieur MINOUNGOU Remi, chargé de projets à Equilibre et Population et KOURAOGO. K. Noëlie, coordonnatrice Jeunes et Genre à Amnesty International Burkina Faso ont partagé leurs expériences sur la problématique de la santé maternelle au Burkina Faso et ont répondu aux différentes questions des cinéphiles composés essentiellement de jeunes et sortis nombreux pour suivre le film sur Le voyage d’Aicha.

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Pour la petite histoire, le film relate le parcours d’Aicha, une jeune femme de 20 ans qui attend déjà son quatrième enfant et qui habite au Nord-Est du Burkina Faso. En effet Aicha a abandonné l’école très tôt et a été donnée en mariage. Elle porte une quatrième grossesse à risque et élève un troupeau de chèvre. La grossesse est proche de son terme mais l’accoucheuse traditionnelle qui la suit depuis le début de la grossesse a détecté que l’enfant se présente par le siège. Le mieux serait donc pour Aicha de se rendre à l’hôpital pour l’accouchement alors que ce dernier est situé à 60 Km et la piste est détériorée. Aicha ne dispose en outre ni d’un moyen de transport, ni des moyens financiers pour payer les soins. Confrontée à un accouchement à risque dans une région du monde où elle pourrait en mourir, Aïcha s’interroge sur le sens de sa vie. Est-elle condamnée à être avant tout une mère ? En suivant l’itinéraire d’Aïcha, le film pose la question du droit des femmes à leur santé sexuelle et reproductive dans une Afrique Subsaharienne où 250000 femmes meurent chaque année des suites de grossesse.

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Les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) de 2000 de l’ONU avaient pour but de réduire la pauvreté d’ici 2015. L’objectif numéro 5 visait à réduire le taux de mortalité maternelle de 75% en 15 ans. En près de 20 ans ce taux a à peine varié et c’est d’ailleurs l’objectifs numéro 5 qui a connu moins de progrès surtout en Afrique Sub-Saharienne parmi l’ensemble des huit (08) objectifs dégagés en 2000. En effet, plus 500000 femmes meurent chaque année de suite de complications liées à la grossesse ou l’accouchement et plus de la moitié de ces femmes se retrouvent en Afrique. Au Burkina Faso, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) estime à 4000 le nombre des femmes qui meurent chaque année des suites de grossesse au lieu de 2000 femmes comme l’avait avancé le Ministère de la Santé au cours de la même période en 2007. Or selon les spécialistes de la santé, la quasi-totalité de ces décès maternels aurait pu être évités. Même s’il convient de mentionner que l’Etat burkinabé a fait des efforts ces dernières années en vue de réduire le taux de mortalité maternelle, le système de santé reste toujours marqué par des insuffisances au niveau des infrastructures et du personnel qualifié, et les coûts des soins de santé maternelle demeurent très élevés pour la plus part des ménages. Trois (03) facteurs fondamentaux ont été identifiés par les spécialistes de la santé comme étant essentiellement à la base de la mortalité maternelle au Burkina Faso, il s’agit du problème des trois (03) retards à savoir :
– Le retard dans la prise de décision
– Le retard sur le chemin accusé pour accéder au centre de santé le plus proche
– Le retard dans la prise en charge médicale qui incombe plus au corps médical contrairement aux deux premiers retards qui relèvent des familles.

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La mortalité maternelle constitue une violation des Droits Humains, Amnesty International a voulu apporter sa contribution dans la lutte en lançant une campagne en faveur du droit à la santé maternelle et ce depuis 2010. Pour cela, l’organisation international a publié un rapport « Donner la vie, risquer la mort » sur le Burkina Faso en 2010 dans lequel elle faisait cas des violations systématiques des Droits Sexuels et Reproductifs des femmes et des filles à cause de leur statut social et de leur rôle stéréotypé, des barrières financières ainsi que des barrières géographiques comme étant des facteurs d’augmentation du taux de décès maternel au Burkina Faso. Cette campagne contre la mortalité maternelle d’Amnesty International met l’accent sur la sensibilisation des communautés, mais accorde une place importante pour la concertation et le plaidoyer auprès des autorités nationales et locales.
Tout en poursuivant le travail sur la question du droit à la santé maternelle, Amnesty International a élargi son champs d’action en s’intéressant à tous les aspects des droits sexuels et reproductifs notamment des femmes et des jeunes filles à partir de 2012 à travers une nouvelle campagne mondiale dénommée « Mon Corps, mes Droits ». Cette campagne a pour objectifs de :
– Faire comprendre les enjeux des droits humains liés à la sexualité et à la reproduction,
– Savoir utiliser le cadre juridique pour sensibiliser et faire le plaidoyer en faveur de recours pour faire exercice de ces droits,
– S’approprier durablement des droits sexuels et reproductifs,
– Influencer la prise de pouvoir des femmes et des jeunes filles sur les questions des droits sexuels et reproductifs.
Dans le cadre de cette campagne, le Burkina Faso parmi d’autre pays (le Népal, El-Salvador, Irlande, les pays du Maghreb) reste un prioritaire avec un lancement officiel prévu à Ouagadougou pour le mois de Juillet 2015 prochain. La campagne au Burkina Faso se penchera sur l’accès à l’information, à l’éducation sur les Droits Sexuels et Reproductifs et à la Planification Familiale notamment par les jeunes et les femmes.

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Des élèves nouveaux sympathisants rencontrés à Ouahigouya à propos d’Amnesty International!!

Le dix mars de l’an deux mille quinze (10 Mars 2015), le secrétariat national d’Amnesty International Burkina Faso à travers une mission a rencontré quinze (15) nouveaux sympathisants du lycée municipal de Ouahigouya à l’Institut Olvido de Ouahigouya et a animé un café du monde au profit de la coordination des femmes de Ouahigouya.

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L’objectif de la mission était en effet d’échanger sur Amnesty International /Amnesty International Burkina Faso avec ces nouveaux sympathisants mais aussi de rencontrer les membres des pré-groupes campus à propos d’informations relatives à l’Assemblée Générale Élective 2015 à venir et d’animer le cadre d’échange sur le thème de la discrimination-violences fondées sur le genre et les droits sexuels et reproductifs avec la coordination des femmes de Ouahigouya pour l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.

Pour ce qui concerne la rencontre avec les nouveaux sympathisants, un bref historique de la création de Amnesty International /Amnesty International Burkina Faso a permis de planter le décor. En effet il s’est agi de rappeler le contexte qui a présidé à la création d’Amnesty International, d’évoquer sa vision, son mandat ainsi que sa mission en n’occultant ses valeurs fondamentales.

S’agissant d’Amnesty International Burkina Faso, sa création fut le fruit d’un long processus depuis les années 1990, qui a vu son achèvement avec son érection en section d’Amnesty International en 2012, stade suprême de l’évolution des représentations d’Amnesty International dans les pays et territoires.

Il a été passé en revue la présence d’Amnesty International Burkina Faso sur le territoire national de même que le fonctionnement du Secrétariat National avec les différentes coordinations qui le composent. Au terme des échanges avec ces élèves très motivés, six (06) adhésions ont été enregistrées et les possibilités de création d’un nouveau club scolaire Amnesty au sein du lycée municipal sont en discussion.

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Activités commémoratives du 8 Mars 2015: Amnesty International Burkina Faso sur les antennes de la radio FEMINA de Ouagadougou!

Fémina Fm, la radio des femmes et de ceux qui les aiment a accueillie l’équipe d’Amnesty International Burkina Faso le samedi 7 Mars 2015 pour une émission radio de 10h à 11h. L’ambition de cette radio comme le clament ses animateurs qui émet au 102.8 a pour objectif de donner la parole aux femmes.

Le coordonnateur Croissance et Activisme et la Coordonnatrice Jeunes et Genre d’Amnesty International Burkina Faso étaient les invités de l’émission hebdomadaire « Justice au féminin » de la radio.

Après une présentation d’Amnesty International et d’Amnesty International Burkina Faso, les points a l’ordre du jour portait sur le continu du rapport annuel d’Amnesty et sur le 8 Mars 2015. Le premier point qui portait sur le rapport 2014 d’Amnesty International a permis d’aborder la situation des droits humains telle que ressorti dans le rapport 2014 d’Amnesty International , les chiffres ressortis dans le rapport, les violations des droits humains les plus récurrentes, le cas des pays concernés par le droit de veto, la situation des droits des femmes, le cas du Burkina…
Le deuxième point portait sur le 8 Mars qui a permis de faire un rappel du travail d’Amnesty International et Amnesty International Burkina Faso sur les droits des femmes (campagnes contre Violences Faites aux Femmes, sur la Santé Maternelle, la campagne My Body My Rights (MBMR),…), une présentation de la campagne MBMR et son contenu, le lien entre discriminations-violences fondées sur le genre  et les Droits Sexuels et Reproductifs, quelques impacts du travail sur le droits des femmes en référence aux campagnes prioritaires, les objectifs de la participation d’AIBF au 8 Mars de cette année ainsi que le programme,  appels et recommandations. RVD à été pris pour une prochaine émission dans les jours  à venir.

Cette émission a été rediffusée le Vendredi 13 Mars 2015 de 18h à 19h.

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Activités commémoratives du 8 Mars 2015: Amnesty International Burkina Faso échange avec la coordinnation des femmes de Ouahigouya autours des discriminations-violences fondées sur le genre et les Droits Sexuels et Reproductifs!!

A la faveur de célébration de la journée internationale des droits de la femme, un café du monde a été organisé le mardi 10 Mars 2015 de 18h30 à 20h avec la coordination des femmes de Ouahigouya à l’Institut Olvido de Ouahigouya. Trente (30) femmes de cette coordination ainsi qu’une dizaine des jeunes filles étudiantes et des élèves de l’Université de Ouahigouya et du lycée municipal ont participé au café du monde dont le thème portait sur « la discrimination-violences fondées sur le genre et les droits sexuels et reproductifs (DSR) ».

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Après avoir  situé le contexte et les enjeux de la thématique (améliorations des conditions de vie et de travail pour les femmes) pour les droits des femmes, un bref rappel de l’historique de la commémoration du 8 Mars a été fait. Le décor a été planté avec une présentation de l’activité du café du monde qui consiste à des discutions par groupe autour des questions dont les réponses sont présentées aux autres groupes par un rapporteur désigné par le groupe ; s’il y a lieu des questions qui peuvent susciter des débats sont posées par rapport au travail du groupe .

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Pour des besoins pratiques, les participantes ont été reparties autour de cinq (05) tables dans des groupes de discussion. Il a été ensuite attribué par table une question de réflexion dont le résultat est à restituer par le rapporteur de groupe.  Les questions étaient :    Photo 5

  • Qu’est-ce qu’une discrimination fondée sur le genre ? Évoquer des cas et des exemples précis.
  • Quelles peuvent être les conséquences sur la promotion des droits sexuels et reproductifs ?
  • Qu’est-ce que l’approche basée sur le genre ou l’approche sexo-spécifique ?
  • Quelles sont les voies de recours possibles en cas de discrimination violant les droits des femmes ?
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Commémoration du 14 Février 2015:Droits Sexuels et Reproductifs à l’Université de Ouagadougou!

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de croissance et dans le cadre de la mise en œuvre dans les lycées, collèges et universités des activités de la campagne My Body My Rights incrustées dans la symbolique du 14 Février, le Secrétariat National a initié une série de rencontres d’échanges avec les membres et nouveaux sympathisants des pré groupes campus, recrutés pendant le marathon des lettres 2014. Une émission radio a été également animée à la radio campus en vue d’informer les auditeurs de la radio campus du contenu de la campagne sur les droits sexuels et reproductifs et des nouvelles orientations du mouvement en matière la matière. L’assemble du programme était le suivant :

Le jeudi 12 février 2015 : 15 sympathisants (jardin de l’Unité de Formation et de Recherche /Lettres Arts et Cultures (UFR/ LAC))

Le Jeudi 12 février 2015: de 15h à 16h émission radio à la radio campus

Le vendredi 13 février 2015 : 15 sympathisants (jardin de l’Unité de Formation et de Recherche /Lettres Arts et Cultures (UFR/ LAC))

Le dimanche 15 février 2015 : 30 sympathisants (Cité de Kossodo)

Il s’est agi par ces présentes sessions de mettre à niveau les nouveaux sympathisants sur le travail en matière des droits humains du mouvement Amnesty International à travers le monde et de la section national d’Amnesty International Burkina Faso en particulier.
Dans un premier temps, il s’est agi pour l’équipe du Secrétariat National d’Amnesty International Burkina Faso de partager avec les nouveaux sympathisants l’historique de la naissance d’Amnesty International, les missions du mouvement, son mandat, sa vision ainsi que ses campagnes prioritaires.

Dans un second temps, l’équipe s’est penchée sur des exemples de campagnes pour présenter l’essentiel du travail d’Amnesty International sur ces les droits humains. On peut entre autres retenir :

  • Le droit à la vie avec la campagne contre la peine de mort.
  • L’interdiction des traitements cruels, inhumains et dégradants avec la campagne stop torture.
  • Le droit à la santé avec la campagne sur la santé maternelle et les droits sexuels et reproductifs.
  • La justice pénale avec le rapport sur la compétence pénale universelle pour mettre fin à l’impunité.
  • Et bien d’autres thématiques sur lesquelles le mouvement travaille.

En lien avec la commémoration du 14 Février, un focus a été fait sur la campagne My Body My Rights à travers des échanges autour d’un cas pratique en vue d’analyser des pistes de solutions en matière de droits sexuels et reproductifs des jeunes. La méthode de la théorie du changement a été choisie pour les réflexions autour des pistes de solutions à travers un cas pratique.

Cas pratique:
Adèle et Jules, deux (02) jeunes étudiants amoureux discutent le matin de saint valentin de leur projet futur de vie de couple après leurs études universitaires. Ils décident de ce fait de se rendre dans un centre d’écoute pour jeunes sur les droits sexuels et reproductifs pour avoir plus d’informations.
Arrivés, les deux amoureux rencontrèrent dès l’entrée une dame qui après avoir écouté l’objet de leur visite, se mit à les réprimander comme quoi ces derniers sont trop jeunes pour solliciter des informations sur la sexualité.
Frustrés, ceux-ci ressortent en décidant de ne plus y remettre les pieds car le centre n’a pas été à la hauteur de leurs attentes en termes d’accueil et d’information.

Le tableau ci-dessous fait le point sur les différentes propositions recueillies auprès des participants: Quelles pistes de solution en matière Droits Sexuels et Reproductifs se basant sur la théorie du changement

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Commémoration du 14 Février avec les jeunes de Koudougou autours des Droits Sexuels et Reproductifs!

C’est autours des Droits Sexuels et Reproductifs que la section d’Amnesty International au Burkina Faso a décidé de commémorer le 14 Février 2015  dit « la Saint Valentin », « La fête des amoureux » avec ses jeunes membres de Koudougou. Le but étant de susciter au niveau des jeunes plus d’engagement en faveur des droits sexuels et reproductifs, notamment l’accès à l’éducation en matière de droits sexuels et reproductifs et aux services de planification familiale des femmes et des jeunes filles en particulier. Deux activités principales étaient au programme de cette commémoration à Koudougou du 15 au 17 Février 2015.

Le 15 Février 2015 a eu lieu dans l’enceinte de l’école SOGPELSE, une rencontre d’échange avec 45 membres du Groupe 1, du pré groupe jeune du secteur 5 et du pré groupe des étudiants de Koudougou sur un cas pratique portant sur les droits sexuels et reproductifs des jeunes. Les échanges ont été riches et plusieurs questions ont été abordées. Les membres des entités ont aussi fait cas des difficultés rencontrées notamment à la faveur de certaines activités sur les Droits Sexuels Reproductifs, la peine de mort et autres campagnes. Des éléments d’information et de partage d’expériences ont pu être donnés et les membres sont globalement sortis satisfaits de cette rencontre. A côté, l’action urgente sur le cas Raif a pu être présenté aux membres qui ont marqué leur solidarité en l’endroit du bloggeur condamné à des traitements cruels et inhumains en Arabie Saoudite, par des photos symboliques et des signatures de la pétition.

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En marge des deux activités prévues, la mission a aussi pu rencontrer Madame Benao Présidente de l’association Wend-Woaga qui regroupe en son sein une dizaine d’association de femmes. L’occasion a été bonne pour discuter des préparatifs des activités du 8 mars à venir et de voir comment Amnesty International Burkina Faso pourrait s’associer à ses partenaires de Koudougou. Pour l’heure, Madame Benao affirme attendre toujours le calendrier de la direction provinciale avant des propositions d’activités. Mais déjà en termes de faisabilité, les propositions suivantes peuvent être envisageables. Il s’agit notamment :

    • Une exposition/foire avec des associations voisines.
    • Des émissions radio interactives.
    • Séances de théâtres fora, sketchs sur le 8 mars et les droits humains.
    • Journées de salubrité/nettoyage d’artères de la ville de Koudougou.
    • Projection de films suivie d’échanges.

Une proposition importante serait que les activités se réalisent après la date du 8 mars soit le 10 ou 11 mars 2015. Toujours en marge des deux activités principales de la mission, Monsieur Gansonré Simon, le Directeur de la radio palabre de l’association Beneeb-Nooma a été rencontré dans le but de l’amélioration de la collaboration entre la section et la radio. Monsieur Gansonré s’est réjoui de la présente visite et de la collaboration déjà existante qu’il estime gagnant-gagnant. En termes de propositions et d’idées ressorties pendant l’entretien, il ressort:

  • Reportage et la couverture permanent des activités d’Amnesty (sensibilisation, causeries) à des tarifs intéressants en fonction du volume et du contenu des activités.
  • Possibilité d’une tranche hebdomadaire droits-humains avec les jeunes ou d’autres publics cibles pour Amnesty.
  • Partage sur les ondes de la radio d’autres émissions réalisées dans d’autres localités du pays et qu’Amnesty souhaite véhiculer à Koudougou.

Dans la soirée du lundi 16 Février 2015, aux environs de 18h30, Amnesty International Burkina Faso a tenu une séance interactive de projection-débat sur la question des droits sexuels et reproductifs axée sur la planification familiale et l’accès à l’information et à l’éducation des jeunes dans l’enceinte du centre jeune de Marie Stopes International (MSI). Le public cible était essentiellement composé d’une cinquantaine de jeunes de l’université de Koudougou. En prélude de la dite activité, Monsieur Bama Barthélemy, responsable du centre, a été entretenu à titre de rappel des objectifs de l’activité.
La projection du film a reçu l’adhésion des jeunes sorties en nombre conséquent pour s’informer et participer aux échanges autour de la question. Avant le début de la projection, le contexte de la campagne Mon corps Mes droits sur laquelle Amnesty travaille a été situé. L’essentiel des messages a été axé sur la nécessité de la liberté des choix concernant le corps de la personne humaine. Donc l’interdiction du mariage forcé/précoce, l’excision, la question fondamentale de la planification familiale pour un meilleur état de santé de la femme, etc.

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Les échanges ont par la suite permis aux participants de réagir, partager leurs expériences et féliciter Amnesty International Burkina Faso et Marie Stop International pour leurs actions en ce sens, tout en les conviant à poursuivre la sensibilisation en zones reculées telles que les zones rurales.

Dans l’ensemble, la mission s’est bien passée avec des points positifs notables que ce soit des rencontres avec les partenaires que des actions avec et en direction des membres et sympathisants jeunes de la ville de Koudougou.
Signatures de pétition : 56 sur le cas Raif
Nouvelles adhésions à Amnesty International Burkina Faso: 04 jeunes

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